Le métier de cordiste est une profession peu connue du grand public. Chaque jour, ces techniciens spécialisés interviennent là où les moyens d’accès traditionnels atteignent leurs limites.
Ensemble, nous allons revenir sur le top 5 des questions les plus posées aux cordistes.
Top 5 des questions les plus posées aux cordistes
Nous avons dressé cette liste en mettant de côté LA question qui revient sans arrêt, à savoir : c’est quoi le métier de cordiste ? Nous avons abordé ce sujet dans un article précédent, alors si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à le parcourir.
Quelles sont les formations à suivre pour devenir cordiste ?
Le métier de cordiste nécessite des formations spécifiques permettant d’intervenir en toute sécurité sur corde. Ces certifications mêlent théorie, techniques de progression et mises en situation réelles.
Les principales formations reconnues dans le secteur sont :
| SPRAT | La Society of Professional Rope Access Technicians (SPRAT), a été développée aux Etats-Unis. C’est une formation constituée de 3 blocs de certifications (niveau 1, niveau 2, niveau 3) mêlant théorie et pratique. |
| IRATA | Industrial Rope Access Trade Association (IRATA), originaire du Royaume-Uni, est l’une des formations les plus reconnues dans le domaine. Composée de 3 niveaux également, la formation mêle technique de corde, théorie et pratique. |
| NÉVÉ | Originaire de Belgique, la société NÉVÉ propose différents modules de formation afin d’améliorer la sécurité sur corde. Elle s’associe donc parfaitement aux formations IRATA et SPRAT. |
Rappelons tout de même que ces formations permettent d’obtenir une reconnaissance et une crédibilité affirmées auprès des clients/sociétés.
Quand parle-t-on de travail en hauteur ?
Techniquement, le travail en hauteur est considéré comme tel dès que vous ne touchez plus le sol.
Contrairement aux idées reçues, les cordistes n’interviennent pas uniquement sur des bâtiments très élevés. Certaines opérations peuvent être réalisées à quelques mètres du sol, dès lors que l’accès devient complexe ou dangereux.
Il est également important de souligner que les cordistes interviennent là où les engins comme les nacelles ou les structures comme les échafaudages ne peuvent être utilisés.
Quel équipement / matériel est nécessaire ?
Le matériel utilisé par un cordiste est conçu pour garantir une sécurité maximale lors des interventions. Nous listons :
- Un baudrier : il existe de nombreux baudriers différents (grimpeur élagueur, escalade, cordiste). Ils ont tous leurs spécificités mais ne peuvent pas être utilisés dans un contexte différent.
- Des cordes : là aussi, différents modèles de cordes existent sur le marché. Celle principalement utilisée est la semi-statique entre 10 et 11 mm.
- EPI (Équipement de Protection Individuelle) : le matériel de protection (chaussures de sécurité, lunettes, masque…) est indispensable pour le métier de travaux en hauteur. Le cordiste est obligé de les porter pour sa sécurité, c’est d’ailleurs une obligation du SPF Emploi.
- Descendeur, asap, mousquetons, sangles : ces différents objets sont des éléments indispensable pour assurer le travail en hauteur.
- Le matériel pour le milieu confiné : certains secteurs sont plus exigeants pour le matériel. C’est notamment le cas pour le secteur du milieu confiné qui a mis en place de nombreuses règles afin de garantir la sécurité des travailleurs. Par exemple, le secteur confiné exige un détecteur de gaz, des
lampes ATEX, un masque, un treuil de sauvetage.
Chaque équipement fait l’objet de contrôles réguliers et répond à des normes de sécurité strictes.
Quels sont les lieux d’intervention fréquents pour un cordiste ?
Le cordiste est polyvalent et peut donc intervenir dans tous les secteurs que ce soit le milieu naturel, urbain, confiné, maritime ou encore pour le secteur de la publicité.
Tous les secteurs (public / privé, enseignement / soins / industrie / publicitaire & marketing / ferroviaire et bien d’autres) peuvent faire appel à un cordiste pour la réalisation d’un travail.
Quels sont les risques du métier ?
Notre 5e grande question est la question relative aux risques. Évidemment, le risque numéro 1 (#1) est celui de subir une chute mortelle. Souvent, ces chutes sont la conséquence d’un matériel défectueux qui est passé sous les radars ou celui d’une erreur humaine.
Parmi les autres risques, nous notons la chute d’objets qui peut être soit anodine soit grave; cela dépend du lieu d’intervention. Si vous laissez tomber une foreuse depuis une tour culminant à 150m, il vaut mieux que personne ne passe en-dessous.
Le métier de cordiste est aussi exigeant techniquement que physiquement. Il n’est pas rare d’assister à des malaises suite à un effort prolonger.
Être cordiste est un métier exigeant où la moindre erreur peut coûter la vie mais il reste, paradoxalement, le plus beau métier du monde, qui vous emmène là où personne ne peut aller.